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ARCHIVE · ÉVÉNEMENT PASSÉ

Toâ

ST VALERY EN CAUX · Théâtre

Cet événement appartient aux archives. Il ne constitue pas une annonce de sortie à venir.
Toâ — visuel historique
À PROPOS DE CET ÉVÉNEMENT

Une page de notre histoire.

de Sacha Guitry – mise en scène Thomas Jolly Comme pour « Arlequin poli par l’amour », le choix de Toâ de Sacha Guitry est étroitement lié à un état de mon parcours, de mon chemin, c’est l’audacieuse correspondance de la pièce avec des questionnements propres, coïncidence surprenante, qui m’a poussé vers elle… Ce n’est pas un choix, c’est une évidence. Et pourtant, Sacha Guitry était un inconnu pour moi : jamais lu de pièces, jamais vu de films, je fais partie de cette génération pour qui Guitry est une vague (fausse) idée de théâtre de boulevard, avec des portes qui claquent, des amants et des maîtresses frivoles… et j’avoue sans gloire mon désintérêt passé pour cet auteur, surtout dû, comme souvent, à mon ignorance qui amène avec elle son lot d’a priori. Thomas Jolly La pièce Toâ met en jeu un auteur dramatique, Michel, aux prises avec les personnages de sa fiction inspirés par ceux de sa propre existence… Avec cette pièce, Sacha Guitry se moque de lui-même en inventant son double (Michel) car derrière l’auteur à succès, il y a l’homme, il y a l’artiste, et c’est sur lui que Sacha Guitry dirige son regard… et le nôtre. La vie de Sacha Guitry était un théâtre, et le théâtre, sa vie ! Il écrivait ses pièces, les mettait en scène et les jouait … ses épouses jouaient ses épouses, son père jouait son père… faisant du spectaculaire avec son intime. Une mise en abîme du théâtre, le théâtre dans le théâtre, jouant de la confusion, s’amusant de la perception du réel. En écrivant Toâ, Sacha Guitry fait un pied de nez à ses détracteurs qui le surnommait « Monsieur Moâ » en raison de son égocentrisme. On est en 1949, à la fin de la guerre, cette pièce s’annonce comme un bilan pour Sacha Guitry. Il y questionne l’endroit du théâtre et la place de l’artiste. Le théâtre est-il un endroit du réel ? La vie est-elle une comédie ? Quelle est la limite entre la personne et le personnage ? Entre l’acteur et l’homme ? En 2007, Thomas Jolly jeune metteur en scène repose à sa façon la question : le théâtre n’est-il qu’une illusion ? Ne vient-on pas au théâtre pour retrouver dans l’œil ou dans l’oreille une vérité ? Pour se purger du mensonge créé autour de nous et de celui que nous produisons nous-mêmes ? Mise en scène : Thomas Jolly Avec : Alexandre Dain, Flora Diguet, Emeline Frémont, Thomas Jolly, Julie Lerat-Gersant et Charline Porrone. Lumières : Dimitri Braconnier Scénographie : Claude Chestier Production : La Piccola Familia Production déléguée : Le Trident, scène nationale de Cherbourg-Octeville Coproductions : Le Trident, scène nationale de Cherbourg-Octeville ; Le Préau, Centre Dramatique Régional de Vire ; La Comédie de Caen, Centre Dramatique National de Basse-Normandie et le Rayon Vert, scène conventionnée de la ville de St Valery en Caux. Avec l’aide du Théâtre National de Bretagne. Création soutenue par la DRAC de Haute Normandie, la Région de Haute Normandie et le Département de Seine Maritime. Spectacle accueilli au Rayon Vert avec l’aide de l’ODIA Normandie. jeudi 12 février à 20h30 vendredi 13 février à 20h30