Une page de notre histoire.
Leur premier album Très très fort, s’est vendu à 50 000 exemplaires dans le monde. En un an et demi, le Staff Benda Bilili a enflammé les planches de 80 scènes internationales et remporté le prix WOMEX 2009. Imaginez un orchestre de paraplégiques, sans domicile, vivant dans les rues de Kinshasa entourés par des enfants vagabonds (« shegués ») avec pour seul studio de répétition le jardin zoologique de la ville. Au coeur du groupe, Ricky, Coco, Theo et Roger, quatre chanteurs/guitaristes d’âge mûr, juchés sur des tricycles bricolés et customisés, se glissent parfois sur le sol pour danser, les bras levés en signe de joyeuse supplication. Derrière eux, une section rythmique juvénile, entièrement acoustique, conduite par un jeune prodige de 17 ans sur un luth électrique à une corde qu’il a inventé et construit lui-même à partir d’une boîte de conserve. Écoutez la puissance, la délicatesse, la stupéfiante beauté de leur musique : la pulsion éternelle de la rumba congolaise mêlées à ces voix qui invoquent les crooners de La Havane ou les toasters de Kingston. Les Benda Bilili se considèrent eux-même comme les vrais journalistes de Kinshasa : leurs chansons décrivent les événements de la vie quotidienne. L’un de leur principaux messages est que le seul vrai handicap n’est pas celui du corps mais celui de l’esprit. Benda Bilili signifie d’ailleurs « regarder au delà des apparences », littéralement « montrer ce qui est caché ». « Un son comme un crochet du gauche. Blues de transe, rock magnétique, énergie jubilatoire.(…) Mieux qu’un kit de survie : une pilule de vie. Sans pitié pour les pleurnicheurs. » LIBERATI ON CD : Très très fort (Crammed - 2010)