Une page de notre histoire.
Giuseppe Verdi Opéra en trois actes, livret de Francesco Maria Piave d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo. Rouen, Théâtre des Arts | tarif A Ven. 5 octobre 20h, Dim. 7 octobre 16h, Mar. 9 octobre 20h, Jeu. 11 octobre 20h, Sam. 13 octobre 19h. Direction musicale Oswald Sallaberger Mise en scène Guy Joosten Rigoletto Victor Torres Gilda Marina Lodygensky Le Duc de Mantoue Jean-François Borras Sparafucile Fernand Bernadi Maddalena à définir Le Comte Monterone Ruben Amoretti Matteo Borsa Avi Klemberg Le Chavalier Marullo Vincent Deliau Le Comte Ceprano Alain Herriau Giovanna Vardhui Abrahamyan Le Page Marina Haquet L’Huissier Arnaud Richard Choeur et Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie Verdi a fondé son opéra Rigoletto sur la pièce Le Roi s’amuse de Victor Hugo. Grands admirateurs de Shakespeare, Hugo et Verdi en ont retenu l’idée de mêler, en une seule œuvre, le comble du tragique et la joie de la farce. À la Renaissance, un souverain débauché dirige le duché de Mantoue. À ses côtés, une cour intrigante, qui maudit Rigoletto, le bouffon, bossu, du duc. Dans sa vie, Rigoletto n’a qu’une source de joie, sa fille Gilda, préservée de tout contact avec les hommes. Il ignore qu’elle est courtisée par un homme qui dissimule son identité et n’est autre que le duc de Mantoue. Une suite quiproquos aboutit au coup de théâtre final : dans un sac qu’il s’apprête à jeter à l’eau et qui aurait dû contenir le cadavre de l’inconnu qui a séduit sa fille, Rigoletto découvre… Gilda, laquelle a juste le temps de demander pardon à son père avant d’expirer. Le génie de Verdi est d’avoir su rassembler tout ce qui fait un opéra romantique : il mélange malédiction, cruauté et farce grotesque ; il oppose la cynique comédie du pouvoir aux purs sentiments filiaux et paternels ; il crée des mélodies (par exemple, La donna e mobile) qui, en un instant, font le tour de la Terre, tandis qu’il révolutionne le drame musical en en bousculant toutes les conventions. Dans ce Rigoletto qui, depuis sa création, n’a jamais quitté l’affiche des théâtres lyriques, Verdi contredit l’adage : il embrasse beaucoup et étreint tout autant.