LE GOÛT DE SORTIR, PARTOUT EN FRANCE
MenuNos régionsAgendaAutour de moiBonnes adresses
ARCHIVE · ÉVÉNEMENT PASSÉ

LE MARIAGE DE FIGARO

PARIS · Théâtre

Cet événement appartient aux archives. Il ne constitue pas une annonce de sortie à venir.
 	  LE MARIAGE DE FIGARO
À PROPOS DE CET ÉVÉNEMENT

Une page de notre histoire.

LE MARIAGE DE FIGARO : 1784 COMEDIE CLASSIQUE EN 5 ACTES

Avec : Ariane Mourier, Johann Piritua, Marie Duverger, Benjamin Florentin, Philippe Gendron, christel Lambert, Bigaro, Michel Bouttier, Marie Burvingt

Mise en scène de Michel Bouttier

Pièce d'Eugène LABICHE

Faire échouer dans son dessein un maître absolu, que son rang, sa fortune, sa prodigalité rendent tout-puissant pour l'accomplir. Voilà rien de plus. La pièce est sous vos yeux.

L'originalité et l'intérêt de la pièce sont dans la critique des abus.

L'intrigue masque les messages sociaux dans un mouvement de débauche, de gaieté et d'énergie. Figaro veut épouser Suzanne.

Marceline, la vieille gouvernante de Bartholo, veut épouser Figaro qu'elle tient par la reconnaissance de dette qu'il a jadis signée. Elle n'a pas encore reconnu en lui le fils qu'elle a jadis perdu. Le comte Almaviva (l'ancien partenaire de Figaro est devenu son adversaire) prétend ravir Suzanne à Figaro.

La comtesse Rosine espère bien reconquérir son époux volage. Le jeune Chérubin, amoureux de sa marraine, fait figure de rival ingénu du comte, dont il suscite la colyre...

Il s'agit véritablement d'une comédie d'intrigue, mais aussi d'une comédie satirique puisque la justice est ridiculisée. La condition des femmes est évoquée : « traitées en mineures pour nos biens, punies en majeures pour nos fautes » s'exclame Marceline.

Les injustes privilèges de la société féodale sont dénoncés « vous vous êtes donné la peine de naître, rien de plus » remarque à juste titre Figaro dans sa tirade à l'acte V scène 3.

Beaumarchais remet donc en cause le principe de la naissance. Ainsi la rivalité entre le comte et Figaro semble un conflit historique ou politique entre un Ancien Régime moribond, s'accrochant à ses privilèges iniques, et un monde nouveau plein de jeunesse, de promesses et d'incertitudes.

Le mariage de Figaro n'est certes pas une pièce révolutionnaire, (Beaumarchais s'en défend d'ailleurs dans sa préface, même si cela semble aussi une manière de se protéger des censeurs) mais il justifie sans doute le mot de Beaumarchais : « qui dit auteur dit oseur ».