Une page de notre histoire.
Michel Galabru / Philippe Caubère d’après la correspondance de Raimu et Pagnol Dimanche 31 janvier à 16h Deux géants de l’histoire du théâtre et du cinéma correspondent et se chamaillent. Raimu par Michel Galabru, Pagnol par Philippe Caubère, c’est une rencontre miraculeuse à quatre voix ! Deux petites tables, chacune sa lampe, son manuscrit… Philippe Caubère et Michel Galabru se rencontrent pour la première fois sur une scène de théâtre et l’on assiste à un échange au sommet. Chacun des deux interprètes est là pour servir les deux fortes personnalités dont ils relaient les mots et les homériques disputes ! C’est fraternel, malicieux, très fin, très profond, superbe ! C’est un régal. Ce « petit » moment est un immense morceau de théâtre. Philippe Caubère n’a plus joué que des solos pendant des années. Vingt-sept ans durant il a été le porteur de feu du Roman d’un acteur. Pour revenir au partage, il ne pouvait tomber mieux que sur Michel Galabru, personnalité rayonnante et puissante, mais homme de partage et de fraternité. Evidemment, Jules Raimu possède un langage assez fleuri, il ne craint pas de bousculer celui qui entrera un jour à l’Académie Française. Et Pagnol, fin, subtil, mais tellement fraternel lui aussi, et sincère admirateur de Jules Raimu, ménage son interlocuteur ou, lorsqu’il le rudoie gentiment, ne le fait que par amicale tactique. Michel Galabru Né à Safi au Maroc, Michel Galabru partit pour Paris afin d’y préparer le Conservatoire avec Denis d’Inès. Après trois ans d’études, il obtint le premier prix de comédie classique et moderne, et fut engagé à la Comédie Française, le 1er septembre 1950. Il y resta sept ans, fit ses débuts officiels dans Georges Dandin et interpréta Shakespeare, Molière, Marivaux, Feydeau, Courteline, Jules Romains. Il donna sa démission le 1er septembre 1957 et commença une brillante carrière sur les scènes de théâtre, à la télévision et au cinéma. Grand comédien, il passe depuis plus de 60 ans et avec talent, du répertoire classique au boulevard, sans oublier Les Chaussettes, opus 24 qui lui valent le Molière du meilleur comédien en 2008. Philippe Caubère Né à Marseille, Philippe Caubère est comédien au Théâtre du Soleil de 1971 à 1976 et joue en compagnie de Maxime Lombard, Jean-Claude Bourbault et Clémence Massart, dans 1789, 1793 et L’Age d’or. En janvier 1976, il commence, parallèlement à son métier de comédien, l’écriture de ce qui sera édité vingt-trois ans plus tard sous le titre Les Carnets d’un jeune homme. En 1981, il crée La Danse du diable, qui donnera lieu à de nombreuses tournées en France et en Europe. Il y mettra fin en 1995. Il créera en juillet 1999, Claudine et le théâtre, première partie du cycle L’Homme qui danse. 68, selon Ferdinand et Ariane et Ferdinand, deuxième et troisième volets de L’Homme qui danse seront créés en septembre 2000 et mars 2004. En avril 2006, Philippe Caubère crée au Théâtre du Chêne Noir L’Homme qui danse (six spectacles en alternance).