Une page de notre histoire.
du samedi 14 mars au dimanche 29 mars 2009 “Jeunir”, “ravieillir”, le corps et ses âges en question Qu’il est loin le temps où les représentations sociales de l’âge étaient simples : les enfants étaient naïfs et imaginatifs, les adolescents rebelles, les adultes responsables et les vieillards pleins de sagesse ! Aujourd'hui, on veut des enfants "en avance" tout en désirant, pour nous, qu'ils soient en retard... On exige d'eux des efforts de maîtrise et d'apprentissage surhumains mais on les surprotège sur d'autres plans, quitte à en faire de véritables petits tyrans... Alors, rédemption facile de parents culpabilisés ou juste protection d’êtres tous innocents ? Sur la question de la vieillesse, les clichés pleuvent : la vie a beau s’allonger de plus en plus, le « papy boom » va créer un pourcentage de retraités jamais atteint mais, vous l’avez remarqué aussi, « les vieux » ça n’existe plus ! Du côté des « ressources humaines » on est junior jusqu’à 30 ans et senior après 35. Et les « quincas » n’ont qu’à bien se tenir dans leurs entreprises parce qu’ils ne valent plus grand chose… Mais où est donc passée l’expérience ? Par ailleurs, plus délicats se révèlent les liens qui lient les générations entre elles, la transmission, les références, les modèles avec lesquels il va bien falloir faire lorsqu’on en hérite. Les artistes, visionnaires et sensibles, n’y échappent pas : les scènes bruissent de ces sujets inquiétants, les jeunes adultes amènent de plus en plus papa, maman ou mémé sur le plateau, témoignages vivants de «l’identité » (sujet à la mode),des « racines ». Le tissu social est-il à ce point délité qu’il faille prouver au monde son ascendance personnelle ? Ou ne trouvons-nous plus de sens à vivre ensemble, avec « les autres » (cote à cote, dans une vision horizontale des choses) au point de ne considérer que notre origine personnelle, familiale (ascendance, descendance, vision verticale) ? La majeure partie de VISU, spectacles et cinéma, va fouiller ce sujet avec la liberté qui a fait sa renommée et qui demeure son unique force, grâce à vous, hommes et femmes qui acceptez de vous y confronter. Quelques spectacles hors du sujet sont aussi programmés, parce que l’actualité de leur pertinence mérite votre attention maintenant. Nous renouvelons bien sûr la convivialité et la proximité des artistes que VISU a su créer sans en avoir les espaces appropriés. Nous mangerons ensemble dans le hall tous les soirs de double spectacle et nous conservons nos prix très bas parce que la démocratisation culturelle passe aussi par là ! Bon festival à tous. That Night Follows Day mise en scène : Tim Etchells (GB / Belgique) Déversoir conception et interprétation : Angela Laurier (Québec) Töshtük ou la refonte des os chorégraphie et interprétation : Bruno Dizien Jerk conception et mise en scène : Gisèle Vienne May B chorégraphie : Maguy Marin Magyar Tàncok chorégraphie : Estzer Salamon (Hongrie) Kiss me quick mise en scène : Bruno Geslin PPP création et interprétation : Philippe Ménard machtMut chorégraphie : Silke Z (Allemagne) 28013 mise en scène : Ivo Dimchev, interprète : Petia Iosifova (Bulgarie) et bien sûr quelques films… à venir. Programme détaillé prochainement disponible