Une page de notre histoire.
Fellag Tous les Algériens sont des mécaniciens Avec Marianne Epin Salim et Shéhérazade se retrouvent au chômage. Pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille et en bon algérien « qui se respecte », Salim ouvre alors un atelier de réparation automobile… Dans la rue, il suffit qu’un chauffeur ouvre le capot de sa voiture pour que des dizaines de passants s’agglutinent autour et pointent leur nez dans le moteur et pour que s’instaure un débat riche et contradictoire sur les origines et les raisons de l’incident… Le moteur d’une voiture est le seul endroit du pays où la démocratie s’exerce en toute liberté, égalité, fraternité. Chaque citoyen quelle que soit sa tendance politique ou religieuse est libre d’émettre, sans risque, son avis et le confronter à ceux des autres. Vous pouvez être démocrate, apostat, islamiste, évangéliste, athée, hindouiste, scientologue, blanc, jaune, noir, un idiot international, un imbécile du Djurdjura ou un crétin des Alpes… devant un carburateur grippé, une batterie à plat, un radiateur qui fuit, la nature humaine renoue avec la fraternité originelle. Né en 1950 dans un village de Kabylie, Fellag fait ses études de théâtre à l’Institut National d’Art Dramatique d’Alger. Il joue et met en scène plusieurs spectacles en Algérie, en France et au Canada. A partir de 1994, il s’exile à nouveau en France où il crée trois one-man-shows : Djurdjurassique Bled, Un bateau pour l’Australie et Le dernier chameau. Fellag est à la fois comédien, humoriste et écrivain. Il publie trois recueils de nouvelles et deux romans : Rue des petites daurades (J.C. Lattès 2001) et l’Allumeur de rêves berbères (J.C. Lattès 2007) Avec Fellag et Marianne Epin