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Dans le prolongement de l'exposition « L'Art est une conquête ! André Malraux et l'art moderne, de Degas à Zao Wou-Ki », le MuMa propose un cycle de quatre expositions temporaires pour explorer, saison après saison, le rapport d'André Malraux à l'art moderne. Saison 4 - L’ Anti-destin : « L’art contre la mort » Cette saison explore l’une des grandes intuitions de Malraux :« L’art est un anti-destin. » Pour lui, l’œuvre survit à son créateur. Elle échappe au temps, à l’oubli et à la mort en se métamorphosant à travers les regards de ceux qui la contemplent et l’intègrent à leur propre « musée imaginaire ». Cette réflexion prend d’abord corps autour de Georges Braque, dont l’amitié avec Malraux nourrit une méditation sur la mémoire, le deuil et la transmission. Offerte à Malraux par Marcelle Braque après la disparition du peintre, puis léguée au MuMa par Florence Malraux en 2019, Barque sur la grève tisse un lien intime entre histoire personnelle et mémoire du musée. Profondément cher à Malraux, ce tableau témoigne de la vie secrète des œuvres, qui se prolonge bien au-delà de leur créateur. La présence de Raoul Dufy fait écho à l’action de Malraux comme ministre des Affaires culturelles et son engagement en faveur de l’art moderne, auquel il entendait donner une place au cœur des institutions de la République. La saison s’achève avec Pablo Picasso et l’évocation de La Tête d’obsidienne, dernier grand texte publié par Malraux, consacré notamment à la disparition du peintre. À travers Picasso, Malraux interroge ce qui demeure d’un artiste après sa mort:non seulement son œuvre, mais aussi une présence qui continue d’agir, de susciter des interprétations nouvelles et de se réinventer au fil des regards.