Une page de notre histoire.
Kurt Weill Der Jasager, Der Neinsager, texte de Bertolt Brecht inspiré d’un conte japonais du XVe siècle La Chute dans la vallée.Rouen, Théâtre des Arts | Tarif C et tarif familleVen. 18 janvier 20h, Sam. 19 janvier 19h, Dim. 20 janvier 16h(représentations scolaires Jeu. 17 janvier 10h et 14h15, Ven. 18 janvier 14h15). Direction musicale Oswald Sallaberger Mise en scène Richard Brunel Scénographie Anouk Dell’aiera Costumes Denis Charlemagne La mère Hélène Moulin L’instituteur Olivier Naveau L’enfant Issu de la Maîtrise de Seine-Maritime Chef de coeur Jean-Joël Duchesne Solistes et Chœurs de la Maîtrise de Seine-Maritime Orchestre de l’Opéra de Rouen / Haute-Normandie. Durée 1h10. La première carrière de Kurt Weill, avant que le nazisme ne le contraigne à l’exil, fut intimement liée à l’essor de la République de Weimar. À mesure que l’Allemagne se relevait des ruines de la Première guerre mondiale, elle inventa, plus que tout autre pays européen, une culture réellement démocratique. Bertold Brecht, pour le théâtre, et Kurt Weill, pour la musique, en furent des acteurs essentiels. Tous deux s’entendirent à créer des œuvres pour la radio (alors en son premier essor) et pour le spectacle. Leurs collaborations les plus célèbres sont L’Opéra de Quat’sous, Happy end et Grandeur et Décadence de la Ville de Mahagonny.Moins connu, Celui qui dit oui, celui qui dit non un « opéra pour écoles ».Créé en 1930, il développe, en sa modeste durée d’une heure, une intrigue inspirée d’un émouvant vieux conte japonais. Un Garçon, accompagné de quatre adultes – un instituteur et quatre étudiants – effectue un voyage périlleux pour rapporter à sa mère un médicament qui la guérira. Sans préciser la fin de l’histoire, précisons qu’une épreuve, dite « la grande coutume », mettra le Garçon devant le choix de devoir dire oui ou non.À propos du livret de cet opéra, Kurt Weill précisa : « En accord avec de nombreux créateurs d’aujourd’hui, je fis l’effort d’écrire une musique simple et populaire. Je souhaite que les enfants, qui sont mon véritable public, apprennent et maîtrisent d’abord de ce que j’essaie d’exprimer dans ma musique. » Peut-on rêver plus généreux propos ?